3 astuces + 1 Bonus pour photographier la faune sans super téléobjectifs

Voyez un peu le dilemme face auquel 90 % des photographes se trouvent ! Ils lisent des magazines comportant un grand nombre de photos prises avec des super téléobjectifs. C’est vrai non ? Il y a un sacré paquet d’images d’illustrations prises du 400 mm au 600 mm. Faudrait faire le compte, un jour de très mauvais temps ! 🙂

Et oui ! Tout le monde n’a pas les finances la chance de posséder un 500 mm f/4 focale fixe. La vie du photographe animalier est ainsi (mal) faite !

Car une fois le périodique refermé, c’est le retour à la dure réalité. Finit le rêve. Adieu gros cailloux inaccessibles. Il faut se rendre à l’évidence : le plus gros téléobjectif à focale fixe et grande ouverture (j’entends par là au max f/4) que nous possédons quasi tous est au mieux un 300 mm f/4, ou « pire » un 200 mm f/2.8 voire même un 100 mm f/2.8.

Mais au fait, pourquoi ? Oh, la raison est simple. C’est le prix. Désolé, ça n’est pas une porte ouverte que j’enfonce là mais un portail ! Savez-vous qu’un Canon EF 500 mm f/4.0 L IS II USM coute 9 959 € ? Le prix d’une voiture citadine neuve ! Alors oui, quand un objectif photo atteint un tel tarif, on a beau être passionné, la limite est atteinte.

Bonus Gratuit : Cliquez ici pour télécharger le guide PDF «TOUS les Téléobjectifs à focales fixes» pour avoir toutes les références sous la main !

Et puis il y a aussi une autre raison. C’est celle de la marque que vous utilisez. Si vous êtes chez Canon ou Nikon, pas de souci, ces deux marques ont bien un 500 mm f/4 dans leurs catalogues respectifs. En revanche, vous ne trouverez pas d’équivalents chez Pentax, Sony, ni même Sigma ou Tamron. Pentax propose bien un super-téléobjectif (560 mm) mais qui ouvre « seulement » à f/5.6. Idem pour Sigma et Tamron qui fabriquent un puissant 150-600 mm. Problème, il ouvre à f/6.3. Trop petite ouverture selon moi pour de l’animalier.

Le plus gros télé de chez Pentax. Le DA 560mm f/5.6

Le plus gros télé de chez Pentax. Le DA 560mm f/5.6

Vous comprenez donc maintenant pourquoi vous voyez peu de photographes se promenant avec une de ces optiques incroyables sur les épaules !

Professionnel VS amateur

Tiens, j’en profite pour ouvrir une parenthèse. Vous êtes nombreux à penser qu’une des principales différences entre que le photographe amateur et le photographe professionnel concerne le matériel. Et, qu’en gros, l’amateur serait forcément moins bien équipé.

Faux, archi faux. Comme souvent d’ailleurs lorsqu’il s’agit de légendes urbaines ! Je connais pas mal de photographes animaliers amateurs qui ont un parc d’objectifs photos bien plus fourni que le mien !

Que cela signifie-t-il ? Que je ne suis pas un bon photographe ? Heureusement non ! Seulement je fais partie des photographes professionnels qui n’ont pas de super téléobjectif dans leur besace. Hé oui ! Ça n’est pas parce que vous vous décrétez pro qu’un 500 mm tombe du ciel automatiquement. A cela deux raisons :

  1. le coût. Je l’ai écrit plus haut. À près de 10 000 € la bête, vous comprendrez qu’un photographe qui se lance dans le métier peut attendre quelques années avant de s’offrir ce qui est considéré comme le graal.
  2. La marque. Je suis chez Pentax et je ne suis pas prêt, je croix, de monter un 500 mm f/4 sur mon K3 !!

Bon, parenthèse refermée, mais on peut en discuter dans les commentaires. 🙂

Je viens de vous démontrer brillamment pourquoi vous deviez vous contenter d’un pauvre 100 mm ou 200 mm.  Et bien je vais maintenant vous prouver que ces « pauvres » petits télé sont, contrairement à ce que vous pensez, une chance. Oui. Une chance.

Une vraie chance de pouvoir vous démarquer des autres photographes animaliers. La production photographique du commun des photographes de la faune sauvage est dictée par la volonté d’être toujours plus proche des animaux. Attention, je ne dis pas que c’est mal ! Je recherche aussi ça parfois ! Je dis juste que ça peut manquer d’originalité.

Alors transformez ce que vous pensiez être une contrainte en atout !

Voici comment.

Astuce #1 : photographier les animaux en groupe

Utiliser un type de téléobjectif conditionne immanquablement la place que va prendre l’animal dans l’image. À toutes choses égales, un court télé, disons un 200 mm, fera tenir à l’animal moins de place dans l’image qu’un 500 mm. Logique.

C’est ce qui peut justement vous embêter : constater que le sujet est bien petit dans la scène photographiée. Trop petit même d’après vous.

Et bien l’astuce consiste à ne plus photographier qu’un seul sujet, mais plusieurs en même temps !

Ainsi, la petite taille tenue par l’animal dans l’image sera compensée par la « multiplication » du sujet.

Evidemment, ce type d’exercice photo est plus difficile qu’il n’y parait ! Car si nous sommes souvent frustrés de « subir » les caprices d’un animal qui ne se place jamais comme on voudrait, alors imaginez la frustration avec quatre, cinq, ou six animaux simultanément !

Vous aurez assurément pas mal de déchets, mais le jeu en vaut la chandelle. Oui, du déchet car bien souvent les animaux ne seront pas dans le même plan. Du coup, certains sujets ne seront pas nets, comme sur l’image ci-dessous.

ISO 800 - f/4 - 1/320 - 300mm

ISO 800 – f/4 – 1/320 – 300mm

Reste bien sur à trouver des spots photos qui ont des animaux vivant en bande. Car toutes les espèces ne sont pas sociales et certains individus préfèrent la vie solitaire à la vie en groupe.

Un écureuil sera dans 99 % du temps seul comme le rouge-gorge par exemple. Ce qui n’est pas le cas d’autres passereaux. Avez-vous déjà remarqué comme des mésanges peuvent se déplacer en bande ? Les lapins de garenne ou les blaireaux sont aussi des animaux sociaux. Là, c’est à vous de parfaire vos connaissances naturalistes.

Et les tourterelles aussi sont en groupe ! Euh … il y en a une qui tient la chandelle là non ? 🙂

ISO 400 - f/4 - 1/200 - 300mm

ISO 400 – f/4 – 1/200 – 300mm

Vous n’êtes pas non plus obligé de photographier des animaux de la même espèce. J’ai fait une sortie l’autre jour en bord de rivière. Deux espèces d’oiseaux se côtoyaient : des chevaliers guignettes et des bergeronnettes grises. L’occasion ne s’est pas présentée mais c’est une opportunité de plus.

Vous avez aussi le droit de mélanger les classes ! La classe des mammifères et celle des oiseaux. Bon, je vous mets une photo d’exemple ci-dessous pour vous montrer ce qu’il est possible de faire. La photo n’a rien de rare cependant ! (qui saura me dire dans les commentaires quel est l’oiseau qui se trouve sur la photo ? 😉 )

ISO 800 - f/4 - 1/125 - 300mm

ISO 800 – f/4 – 1/125 – 300mm

Voilà. Retenez l’idée qu’il est plus facile remplir de remplir le cadre avec plusieurs animaux quand on a un 200 mm dans les mains.

Astuce #2 : photographier l’environnement

Et si finalement c’était ça, la vraie photo animalière ? Celle qui montre de manière esthétique l’animal dans son environnement ? Et oui ! Un portrait animalier, aussi réussi soit-il, est finalement très réducteur. Seul, dans ce cas, compte l’esthétisme. Le coté naturaliste est au fond du fond des oubliettes. C’est peut-être dommage non ?

Photographier la faune sauvage avec un 200 mm vous donne cette possibilité d’inclure des jolis fonds bien flous (le fameux bokeh). Ainsi, vous faites d’une pierre deux coups. Vous faites aimer la Nature par la beauté ET vous la faites connaitre par l’apport naturaliste.

Regardez ce cliché de bergeronnette grise juvénile ci-dessous. Prise au 300 mm, on est loin du portrait et la place prise par l’oiseau est faible. Pourtant ça marche ! Pourquoi ? Parce que le fond est assez flou pour  mettre en valeur l’oiseau (qui lui est net) tout en permettant de montrer dans quel type d’habitat vit l’animal.

Esthétique et pédagogique ! Merci les « courtes-longues » focales ! 🙂

Je ne développe pas plus ici car j’avais écrit un article super complet sur comment faire pour photographier les animaux dans leur environnement.

ISO 800 - f/4 - 1/250 - 300mm

ISO 800 – f/4 – 1/250 – 300mm

Astuce #3 : attendre

Désolé. Cette 3ème astuce n’a absolument rien de révolutionnaire. Je ne sais pas combien de fois j’ai écris ça ici. L’attente est évidemment très important dans notre activité.

D’ailleurs, lorsque que quelqu’un me demande ce que je fais comme métier, et que je lui réponds (assez fièrement d’ailleurs ! 🙂 ) « photographe animalier » , la première question que j’ai est « tu dois être super patient !! » . Bien souvent avant même de me questionner sur quels animaux je photographie par exemple.

Pourquoi l’attente est-elle plus essentielle avec un 200 mm qu’avec un 500 mm ? Poser cette question revient à poser celle de la distance de fuite des animaux. Voici une très bonne définition honteusement pompée sur Wikipédia

La distance de fuite représente chez les animaux mobiles la distance à partir de laquelle un élément menaçant les pousse à fuir. La distance de fuite varie entre espèces, sexes, individus, groupes d’individus, etc mais est généralement relativement similaire chez tous les individus d’une même espèce dans un même habitat. Les animaux sauvages ont une distance de fuite plus grande que les animaux semi-domestiques.

La science qui étudie ça est la Proxémie. Vous pouvez lire un article très complet sur les distances de fuite

distance-fuite-critique

S’approcher d’une espèce sauvage vous demande de bien connaitre sa distance de fuite. Mettons que vous êtes à l’approche d’un ragondin (je l’ai expérimenté il n’y a pas très longtemps). Dans ce cas précis, la distance de fuite sera d’environ 10-15 mètres. Au delà, le ragondin, même s’il vous a repéré ne s’enfuira pas systématiquement. En deça, l’animal prend ses distances par rapport à vous.

Donc, pour le ragondin, n’espérez pas vous approchez plus que ça. Si vous avez un 500 mm, un sujet de 40 cm tiendra une place suffisante dans l’image. Au 200 mm, ça peut être un peu court (sauf à vous focaliser sur l’environnement !)

La seule et unique solution s’offrant à vous pour une approche est … d’attendre ! Et surtout pas de tenter de vous rapprocher « encore un peu plus« . Mettez-vous comme d’habitude pour les mammifères face au vent, et attendez que l’animal se rapproche de vous.

Par contre, il se pourrait que la position d’attente soit inconfortable ! Tant pis … il faut savoir souffrir ! 🙂

ISO 800 - f/5.6 - 1/125 - 300mm

ISO 800 – f/5.6 – 1/125 – 300mm

BONUS : un jeu créatif

Alors, oui, à priori, les objectifs que chacun d’entre nous possède sont à priori destinés à une utilisation bien précise. Le 400 mm pour les gros plans animaliers, le 24 mm pour le paysage, le 50 mm pour les portraits. Ce ne sont que des exemples.

Il faut évidemment les utiliser ce pour quoi ils sont prévus. Et plus souvent qu’à leur tour d’ailleurs.

Mais pensez aussi qu’un peu de transgression ne fait pas de mal. Ça fera même beaucoup de bien à votre créativité.

Tiens, je lance un jeu ! Je me souviens qu’un très bon ami, footballeur (personne n’est parfait ! 🙂 ) avait pour habitude, lui et ses coéquipiers, de s’amuser pour le dernier match de la saison. Ils écrivaient leurs prénoms sur des petits bouts de papier qu’ils placaient dans un chapeau. Et juste avec le match, l’entraineur tirait au sort les étiquettes pour connaitre la position des joueurs sur le terrain !

En gros, le gardien pouvait parfaitement se retrouver avant centre et l’avant centre, défenseur ! 🙂 Marrant non ?

Et bien pourquoi ne feriez-vous pas la même chose avec vos objectifs ?

  1. Etape 1 : écrivez sur des carrés de papier tous vos objectifs un par un
    1. 50 mm f/1.8
    2. 100 mm f/2.8
    3. 300 mm f/4
    4. 400 mm f/4
  2. Etape 2 : écrivez sur d’autres carrés de papier différents types de sortie photo nature
    1. Paysages
    2. Ambiance
    3. Macro – Proxi
    4. Environnement
    5. Portrait
  3. Etape 3 : placez la série de papiers Objectifs dans un chapeau et l’autre série (celles des types de sorties) dans un autre chapeau
  4. Etape 4 : faites tirez pas une main innocente (donc surtout pas la votre !! 🙂 ) un papier du chapeau 1 et un papier du chapeau 2
  5. Etape 5 : lisez le résultat et faites front devant un probable mauvais coup du sort ! Oui, vous pouvez très bien avoir ce type de duo : Paysage au 400 mm ou bien encore Portrait animalier au 100 mm
  6. Etape 6 : faites votre sortie en n’emportant QUE l’objectif désigné par le tirage et avec comme seul but de réaliser des photos QUE dans le thème imposé.
  7. Etape 7 : amusez-vous !!! 🙂

Ce type de jeu/exercice devrait franchement vous faire progresser en créativité.

Allez, je vous laisse, je dois trouver un chapeau et des petits bouts de papier pour ma prochaine sortie ! 🙂 En attendant, posez votre question dans les commentaires !

34
Participez à la discussion ou posez votre question !

avatar
10000
18 Fils de commentaires
16 Réponses aux fils de discussion
0 Followers
 
Commentaire le plus commenté
Le fil de commentaires le plus chaud
21 Auteurs
Jean-ClaudePhotographier le chevreuil : le guide completYveliseKarinCannelle Auteurs récents
  Être prévenu ...  
le plus récent le plus ancien le plus populaire
Être prévenu ...
Jean-Claude
Invité
Jean-Claude

Bonsoir,
tout d’abord merci pour vos conseils avisés.
En 2014, j’ai acheté un Pentax k 30 avec ses 18-55, 50 et 50-200 mm de la marque.
J’ai réussi de belles photos avec ces objectifs, même si ces zooms sont décriés.
Le 55-200 mm est très rapidement court pour certaines situations: bien sûr, avec un peu de « jugeotte », on peut s’en sortir. Mais passer au 55-300 de la marque ou au 70-300 des indépendants est-il LA solution, sachant que les 300 mm fixes sont hors de prix ? Sont – ils fiables en occasion ? J’hésite à me décider, me disant que la photo est un plaisir, mais qu’à côté la réalité est là au quotidien, pas toujours facile.
Merci et bonne soirée

trackback

[…] Un téléobjectif est indispensable. Cet animal subit une telle pression, en permanence (oui, les photographes aussi sont une source de pression), que sa distance de fuite est importante. Un 200 mm est à mon avis un minimum. Un 300 mm sera plus adapté. En dessous, vous risquez d’avoir le sujet trop petit dans l’image. Certes, la tendance actuelle en photo est à l’intégration de l’environnement proche. Faut quand même voir l’animal ! Si vous n’avez pas de super-téléobjectif, j’ai écrit un article pour photographier la faune sans super-téléobjectif. […]

Yvelise
Invité
Yvelise

Excellent ! Une idée géniale pour progresser. Merci Régis.

Cannelle
Invité
Cannelle

Bonjour,
Merci pour ce très bon article. J’aimerais offrir à mon compagnon un bon objectif pour photographier des animaux (surtout des oiseaux), chose qu’il rêve de faire mais ne fait pour l’instant pas faute de matériel… Il est détenteur d’un Nikon D5100 et de 2 objectifs : le basique 18-55mm et un 50mm f1.4 qu’il utilise quasiment en permanence. J’ai un peu peur de me lancer dans une focale fixe car on perdrait en polyvalence, non ? (je ne me rends pas trop compte si par exemple
on peut utiliser souvent un 300mm fixe en dehors de la photo animale, genre en voyage pour portraits/paysage/architecture…). Concernant la marque, vaut il mieux rester sur Nikon ou les Tamron-Sigma sont ils équivalents ?
J’hésite entre plusieurs, mon budget est de 1000€ (max 1200) :
– un 70-300mm f4.5-5.6
– un 300mm f4
– un 70-200 f2.8
D’ailleurs je ne sais pas s’ils sont bien compatibles avec le D5100 (qui nécessitent des objectifs motorisés)…
Je reste ouverte aux propositions si vous avez d’autres idées!!!
Merci d’avance!

Karin
Invité
Karin

Pour essayer de répondre à ta demande, j’ai fait un tour dans les forum Nikon car je suis Canoniste.
voici les conclusions
le moins cher mais qualitatif, reste le 300mm AFS F4 Nikon + TC1.4 ou 1.7, le lot pour 1200 euros en occasion.
par exemple vu sur le boncoin
http://www.leboncoin.fr/image_son/847741235.htm?ca=12_s
un NIKON AF-S 300mm f4 D IF ED
vendu 999€ ( je pense negociable) par une boutique parisienne et garanti. Je precise que je n’ai aucunes actions chez ce vendeur, c’est juste une piste etpour les 200€ restant tu lui offres un multiplicateur 1.4 ou 1.7 😉

mathieu
Invité

super article , moi je photographie avec un sigma dg 70/300 mm f/4-5.6 et il va très bien faut juste que je fasse des réglage de la sensibilité et que je m’entraine , merci pour les conseilles:)

Michèle
Invité
Michèle

Merci beaucoup pour cet article !
Effectivement on peut faire de très belle photo sans avoir des « cailloux » hors de prix…
Je ne vais donc plus focaliser sur le 600mm !

Philippe
Invité

Bien vu le coup des deux chapeaux, je vais mettre ça en pratique, ça devrait être motivant (je vais même le proposer lors d’une sortie photoclub!)

Laure
Invité

Bonjour Régis
Bahhhh… si il y a un 500 F4 chez sony. Très cher bien sûr.
Très bon article, l’idée de détourner l’objectif de son utilisation initiale est sympa. Je ne l’ai jamais vraiment mise en application…
Bonne journée

alain
Invité
alain

Ton article est intéressant, pour ma part j’utilise un objectif Sigma 70:200 f/2.8 avec mon boitier D7100 Nikon depuis un ans. En ajoutant le doubleur de focale Sigma 1;4 j’obtiens une focale totale de 420 mm f/4 et cerise sur le gâteau avec le crop 1,3 une focale totale de 545 mm f/4. Cela pour un prix raisonnable , mais une petite perte de lumiere de deux ouvertures et une taille de 12 Mp suffisant pour en tirer parti.Merci pour tes conseils.

Gérard
Invité
Gérard

Bonjour Régis, encore de superbes conseils pour la billebaude que je pratique régulièrement avec un D800 équipé d’un 70-200 f4 de Nikon. Pas plus tard qu’hier soir, j’ai photographié un jeune renard de l’année au milieu d’un champ de fleurs. Le renard n’occupe pas une grande place sur la photo, mais placé sur un point fort, le regard se dirige tout seul sur l’animal assis.A 19 heures, la lumière du soleil couchant était assez faible, mais à 800 ISO, l’image est nette malgré une vitesse de 1/20 de seconde.

sophie
Invité
sophie

merci pour ce billet ça me redonne du courage à défaut de moyen 😉
l’oiseau accompagnant la vache est un martin pêcheur me semble-t-il
pour le bonus je vais attendre parce que mon « parc » d’objectif est limité à un 300 f4 et un le 50 de base de canon

Graphub
Invité

Merci Régis pour cet intéressant article comme toujours.
Pour l’oiseau de la photo, je pencherai pour un martin pécheur.
Sinon, je suis d’accord avec toi pour le prix exorbitant des gros zoom.
Mais je trouve que le 150-600 de Tamron est une bonne alternative.
Effectivement, comme tu l’as précisé, il n’ouvre qu’à 6,3 mais cela ne me gêne particulièrement pas vu que je shoote principalement à F8 quand je fis de l’animalier.
Par contre, il faut qu’il y ait une bonne luminosité pour éviter que les ISO s’envolent.
Dans ton recensement, tu as oublié les capteur micro 4/3 (panasonic et olympus).
Je sais qu’ils ne sont pas trop fait pour faire de l’animalier mais il existe des objectifs longue focale comme le Zuiko DIGITAL ED 90-250mm f/2.8 soit un équivalent 180-500.

Sébastien
Invité

Bonjour Régis, encore une publication intéressante, merci.
Je tiens à émettre quelques petites précisions:
– Sony a un 500 f4 dans son catalogue, mais il est encore plus cher que la concurrence (entre 11 et 13 k€) :-((
– une alternative existe chez Sigma le 500 f4.5, dans les 5000€ c’est encore très élevé, mais moitié prix par rapport aux « grandes » marques.
– j’ai débuté l’animalier avec un 120-400 Sigma, et il m’a permis de réaliser de très jolis clichés. Effectivement en basse lumière, cela devenait très compliqué (mais le boîtier n’ayant pas un super rendu en haut iso, cela jouait aussi beaucoup). J’ai eu la chance de pouvoir acquérir un Sigma 300 f2.8, et pour l’animalier, il ne quitte quasiment plus mon boîtier. La qualité de cette focale fixe surpasse de très loin le 120-400. J’ai préféré perdre en focal pour gagner en qualité d’image.
C’est là que je te rejoins complètement dans ton sujet, avec un peu de patience et de créativité, on peut réaliser de très beaux clichés animaliers avec des focales <= à 300mm.

Guillaume
Invité
Guillaume

Bonjour justement je souhaite la mettre à l’animalier, avec un D7000, et j’hésite entre un300f/4 ou un 120/400,ou 150/500 ,mais déjà le 120/400 me paraît meilleur que le 500.en étiez-vous content??

Sébastien
Invité

bonjour, le 120-400 m’a permis de réaliser de très jolies clichés, pour avoir un piqué intéressant, il faut une très bonne lumière, en sous bois, le main et le soir cela devient difficile. Chez Sony, pas de 300 f4 de disponible, mais je pense que cette objectif est un très bon choix si on fait billebaude, il n’est pas trop lourd ni encombrant, et d’une super qualité. Après, le 120-400 et le 150-500 sont « vieillissants », les possesseurs des 150-600 Sigma et Tamron semble en être très satisfait.

Marie-Louise
Invité
Marie-Louise

Bonjour,
Je suis d’accord avec ce que vous dites concernant les téléobjectifs, mais moi qui est un Nikon 200 mm, c’est vraiment court,j’ai réussi à prendre une seule et unique fois un martin pêcheur, mais c’était un coup de chance, comme je vais beaucoup me balader, je vois une femme qui a un énorme téléobjectif et elle publie ses photos dans un journal Suisse, elle photographie beaucoup d’oiseaux sur le lac, c’est d’une beauté avec tous les détails.Il y a quelques temps vous avez publié l’objectif qui va avec le Nikon 5200, j’avais un 18/55 et ce n’était pas très bon, effectivement sur vos conseils j’ai acheté le Tamron 17/50 et je suis très contente. Pour l’instant je me contente de ce que j’ai,et je continue à lire vos conseils.
Merci et très bonne journée
M-L.G

Jean-Marc
Invité
Jean-Marc

Bonjour,

Très bon article qui montre bien qu’on peut prendre des photos d’animaux même sans posséder un super télé objectif.
Pour autant, je ne suis pas du tout d’accord avec vous quand vous écrivez: « Sigma et Tamron qui fabriquent un puissant 150-600 mm. Problème, il ouvre à f/6.3. Trop petite ouverture selon moi pour de l’animalier. »
J’ai un Pentax K5II et je fais de l’animalier avec un Sigma 150/500 qui ouvre à 5.6/6.5. Coût entre 700 et 800€ On peut parfaitement faire de l’animalier avec une très bonne netteté et en prime de beaux bokeh.
La seule limite se situe le soir quand la lumière diminue. là, il faut monter en ISO ou baisser sa vitesse et prendre des animaux statiques. Autrement, on peut faire des photos magnifiques.
Autre compromis possible; c’est le Samyang 500mm qui ne coûte presque rien ( autour de 200€) mais qui est manuel pour la mise au point. C’est plus difficile mais on arrive à faire de beaux clichés.

Bien cordialement
JM

François
Invité
François

Salut Régis, bon article et le jeu est original. Je profite de l’occasion puisque tu en parles, pour te dire que j’ai cassé ma tirelire pour le 500mm f/4L… Pourquoi ? Et bien tu y es indirectement pour quelque chose. J’ai beaucoup appris avec tes vidéos, et l’envie n’a fait qu’augmenter. J’ai progressé régulièrement mais plus j’avançais plus je « bavais » devant la qualité des photos faites avec ces super télés. Au début de l’été un ami m’a prêté un 600 f/4L Canon (ancienne génération) et j’ai été impressionné par ce que j’ai fait avec (Martin pêcheur et guêpiers / voir ma galerie Flickr). Je me suis dit qu’il m’en fallait un absolument… Je l’ai depuis 15 jours…
A+

Guillaume
Invité

Joli martin pêcheur dans ta photo … Bien caché et bien discret malgré les couleurs vives !
L’idée bonus est top. Je m’étais amusé à faire de l’animalier au 35mm f/1.8 derrière ma fenêtre … https://500px.com/photo/106696531/rougegorge-familier-%C3%A0-la-fen%C3%AAtre-by-guillaume-warnet?from=user

Axel
Invité

Salut Régis, très bon article comme d’habitude l’oiseau est un martin pêcheur il me semble .
C’est une bonne idée le bonus je pense que je vais l’essayer !

Jeanclaude
Invité
Jeanclaude

Bonjour Régis Tres bon article ,comme d’habitude même si je ne suis pas entièrement d’accord. Explication les super télés sont hors de prix et c’est vrai que l’on paye la marque .J’ai fait (il y a longtemps) des photos avec un 70/300 Nikon mes moyens etant tres limité
Un peu plus tard ayant pu le changer pour un 300 F4 j’ai refait les mêmes photos et sans jeu de mots il n’y avait pas photo. Pour moi a part de rare zoom a focale fixe comme le 80/200 F2.8 Nikon(désolé suis Nikon depuis 70) mais très cher, ces objectifs ne sont pas terrible a leur maximum