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NOTE DE RÉGIS : cet article a été rédigé par Bastien Prévost et Camille Gaubert, photographes amateurs et auteurs du site www.anotreimage.fr Leur site est magnifique et je ne peux que vous conseiller de vous abonner à leur newsletter en cliquant ici.

L’automne est arrivé. Un cri rauque et intense résonne dans la forêt. Le brame a débuté et sonne le début d’une période émotionnelle pour le photographe. En rut, le cerf brame afin d’attirer les biches mais intimide aussi ses concurrents. Le Cerf élaphe est alors moins vigilant que le reste de l’année et sa prestance est à son apogée. C’est sans aucun doute la meilleure période pour photographier le roi de la forêt.

Le saviez-vous ?

Hors période de reproduction, les cerfs sont séparés des femelles et peuvent se regrouper (en « harde ») pour mutualiser leurs sens et ainsi mieux se prévenir des dangers. Pendant la période du brame c’est une toute autre histoire !

Les cerfs sont territoriaux et se disputent les biches. Si les joutes sonores ne suffisent pas pour intimider l’un des deux rivaux, une confrontation sans merci peut avoir lieu entraînant, dans certains cas, une blessure mortelle.

Le saviez-vous ?

Chaque année et toujours à la même période (globalement de février à mars), les cerfs perdent leur bois. Ainsi, une fois la période de brame passée, les mâles ne se servent plus de leurs défenses pour combattre et impressionner leurs rivaux.

La testostérone est alors au plus bas, provoquant une perte des bois. La reconstitution de leurs ramures commence dès le printemps et le développement se termine en août. Pour les individus assez âgés, la ramification des bois est à peu de chose prêt similaire d’une année à l’autre. Ceci est très utile pour les identifier !

Un colosse pas si évident à photographier

Un poids pouvant atteindre 250 kilos, une hauteur au garrot d’un mètre et demi, vous allez peut-être me dire « oh, cela ne doit pas être si difficile de photographier un cerf ! ». Et bien, détrompez-vous ! Il n’y a rien de facile dans cet exercice ! Même si la période de reproduction rend le grand cerf moins attentif à ce qu’il se passe autour de lui, il reste un animal très méfiant.

À travers ces informations et conseils, cet article vous aidera dans votre quête du roi de la forêt.

Quand photographier le brame du cerf ?

Pour commencer, il est important de connaître la période de reproduction du grand cerf. Généralement elle s’étale du 15 septembre au 15 octobre. Cette période est cependant variable suivant les conditions météorologiques. Les brames sont intenses tôt le matin et en fin de journée.

Toutefois, je vous conseille de privilégier les sorties matinales. Il y a souvent moins de monde en forêt et l’ambiance d’un matin d’automne n’a rien de comparable ! A cette saison, le soleil se lève vers 7 heures du matin. Une arrivée avant le lever du soleil vous permettra de vous poster sur les zones favorables sans vous faire repérer.

Petite astuce

Venez en forêt à la nuit tombée (en tachant de bien rester sur les chemins et routes) et tendez bien l’oreille. Vous connaîtrez alors facilement les secteurs occupés par les cerfs bramant…

Comment photographier le brame du cerf ?

Personnellement, j’utilise les deux grands moyens d’approche : le billebaude et l’affût. Le très grand avantage du billebaude est d’être mobile et ainsi de pouvoir se diriger vers les cerfs bramant.

Bien évidemment, malgré son obstination pour le sexe, le cerf reste un animal très farouche et vous n’aurez pas le droit à l’erreur. De plus, il est, à cette période, parfois accompagné de biches qui elles ne manqueront pas d’être attentives à tout danger !

Outre le fait de rater une occasion de réaliser de belles photos, vous perturberez un animal déjà épuisé par le rut. Voilà donc quelques conseils pour éviter une désillusion.

Conseil n°1 : Prendre en considération le vent lors de votre approche !

Le cerf est doté d’un odorat performant, il peut vous détecter à plus de 250 mètres selon l’orientation et l’intensité du vent. Cet élément est donc un facteur primordial à prendre en compte. Météociel sera votre ami ! Bien évidemment évitez de vous parfumez la veille ou le jour même…

Conseil n°2 : Prenez votre temps !

Lors de votre progression prenez le temps de mesurer chacun de vos pas, afin d’éviter le craquement des branches. Il m’arrive fréquemment de faire 100 mètres en plus d’une heure, soit la vitesse moyenne d’un hérisson !

Petite astuce :

Si par malheur vous éveillez un soupçon de danger chez eux (tête relevée, oreilles tendues, comportement immobile) : arrêtez-vous quelques minutes jusqu’à ce qu’ils reprennent un comportement normal.

Conseil n°3 : Connaître le terrain !

Il est inenvisageable de vous aventurer dans une parcelle pleine de branches sans vous faire repérer ! Idem, lorsque les conditions sont sèches, vos pas feront craquer les feuilles, les animaux ne mettront pas beaucoup de temps à vous repérer et donc à fuir… Ainsi, privilégiez les layons et chemins forestiers qui à mon sens donnent plus de charme aux photos !

Petite astuce

Billebauder lorsque le terrain est humide vous permettra de progresser beaucoup plus silencieusement.

Conseil n°4 : Anticipez leur trajectoire !

Lorsque vous avez atteint une distance assez proche avec le sujet, laissez-le finir votre travail d’approche en espérant qu’il se dirige dans votre direction. Basée sur un peu de chance l’anticipation de la trajectoire du cerf est une technique que j’apprécie beaucoup.

Elle vous permettra de ne pas vous faire repérer en restant silencieux et immobile et d’attendre le sujet à un endroit propice pour la photo (espace lumineux, joli décor, etc.).

En affût, c’est une toute autre histoire… Il vous faudra vous armer de patience, mais pas que ! Cette technique très chronophage et parfois désespérante, est celle qui vous procurera le plus d’émotions ! Un travail de repérage est indispensable et la connaissance du terrain est primordiale.

Repérez les indices laissés par les cerfs : coulées, empreintes, arbres écorchés, souilles, excréments, etc. Ces indices vous permettront de localiser les zones habituellement fréquentées par les cerfs.

Pour ma part, j’apprécie affûter au bord des clairières, très appréciées par les biches et les cerfs.

Avec quel matériel photographier le brame du cerf ?

En billebaude :
– Un objectif avec focale importante (un 400 mm me parait être le minimum) ;
– Une cagoule légère ne faisant apparaître que vos yeux ;
– Une casquette (permet notamment de maintenir la cagoule et de couvrir vos yeux du soleil) ;
– Des gants ;
– Des vêtements amples de type camouflage (personnellement j’utilise un ghillie léger) ;
– Des bottes (il y a souvent des rosées matinales ou des averses d’automne) ;
– Une poire avec de la farine (afin de connaître le sens du vent lors d’une approche) ;
– Un monopode (ou pas : pour ma part je fais très bien sans, je fais confiance à mon boitier et à mes bras, cela me permet d’être plus libre dans mes mouvements et mes prises de vue).

En affût :
– Un objectif avec focale importante (idem : 400 mm minimum) ;
– Un siège (confortable ! Mais facile à transporter) ;
– Un trépied ;
– Une toile ou un filet. J’utilise un affût fantôme de chez Jama que je trouve idéal pour photographier le cerf.
– Et de la patience bien sûr !

Vous pourrez découvrir d’autres clichés de cervidés (mais pas que !) sur le site internet de Bastien et Camille: www.anotreimage.fr
Des conseils photographiques sont également disponibles sur leur blog : www.anotreimage.fr/blog

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