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L’hiver, c’est bien !

Moi, j’aime bien l’hiver. Le froid, la neige, les gelées, le silence, le blanc, tout ça me motive. Allez savoir pourquoi ! Car si j’ai des origines nordiques, faudra remonter très loin chez mes aïeux. Au contraire, c’est plutôt le latin qui domine chez moi (Moscardini, ça fait pas viking !). Toujours est-il que l’arrivée de l’hiver me donne des ailes pour la photo : presque plus que le printemps ! Voyez-vous, j’ai hâte de voir tomber les premières neiges, de préparer mon matos la veille, de chausser mes grosses chaussettes molleton et mes gants de trappeur. Pour moi, rester motivé pour photographier pendant l’hiver, c’est pô dur 🙂

Je dois vous dire tout de même que l’hiver est encore loin de faire péter les canalisations de la maison : les températures sont très (trop?) clémentes pour cette fin novembre. Qu’à cela ne tienne, je compte sur vous pour me mettre cet article sur la prise de vue en hiver – et tous ceux de la Boite à Photos – bien au chaud dans vos favoris.

Et c’est justement parce que l’hiver ne bat pas encore son son plein, qu’il faut se taper une bonne révision des indispensables à ne jamais oublier que sinon tes photos elles sont zéros.


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La neige vous aide à bien photographier les passereaux

Top c’est parti ! Je suis un animal qui a la réputation de bouger sans arrêts, j’aime me poser quelques secondes puis filer pile quand le photographe s’apprête à déclencher, je ne suis pas le plus farouche mais ma distance de fuite oblige l’homos sapiens photographicus à utiliser de longues focales, je suis, je suis, je suis … Le passereau ! 🙂

Ces satanés petites bêtes qu’on adore tous (c’est vrai c’est chou ces petites boules de plumes !) se retrouvent souvent floues sur les photos. Pourquoi ? Parce que la vitesse d’obturation est insuffisante et qu’avec ces descendants directs de speedy gonzales, les temps de pose courts sont à privilégier. En dessous du 1/250, c’est mort.

J’en reviens à mon inter-titre, pourquoi la neige facilitera-t-elle la photographie de passereaux ? Avez-vous déjà randonné en raquettes sans lunettes de soleil ? Je l’ai fait et j’ai maudit ce duo qui m’a pourri ma balade : neige+soleil. C’est bien connu, la couverture neigeuse réfléchi quasi comme un miroir la lumière du soleil : un truc du genre 80 à 90 %. Ce qui signifie, en gros, que la lumière arrive par le haut … et par le bas en quantité presque équivalente ! Une tuerie pour des yeux non protégés, mais du pain béni pour votre petit capteur de reflex qui va pouvoir obturer à haute vitesse. Et oui ! Il y a tellement de  lumière qu’il faut ouvrir et fermer le rideau à la vitesse de l’éclair.

Et voilà ! Vous venez de figer parfaitement les petites ailes ultra-rapide de la mésange bleue de la mangeoire. Soleil + neige = vitesse d’obturation au 1/2000 les doigts dans la nez CQFD 🙂

Méˆsange bleue

Belle mésange bleue dans son environnement d’hiver- © Régis Moscardini

Belle mésange bleue dans son environnement d’hiver- © Régis Moscardini

La neige vous aide à bien photographier les rapaces en vol

Je ne vous refais par la démonstration de la neige qui réverbère les rayons solaires. Si certains n’ont toujours par compris, je veux bien leur faire un dessin. Après, je ne pourrai plus rien pour eux s’ils n’ont pas saisi les subtilités du couple neige-soleil 🙂

schéma réverbération neige soleil

Celui qui dit que je maîtrise le dessin comme la photo, je ne réponds pas à son commentaire !

Fort de ce document à valeur scientifique, je peux donc continuer ma démonstration. La neige réfléchit en grande partie les rayons lumineux du soleil qui vont pouvoir éclairer, à leur tour, tout ce qu’ils trouvent sur leur passage ! Et que vont-ils trouver ces gentils rayons réfléchis ? Des nuages ? Eh non ! Vous êtes allés trop hauts, redescendez 🙂 Ils vont s’arrêter sur le dessous des ailes des grands oiseaux en vol.

C’est bon ça ! Vous pourrez enfin avoir une exposition correcte des dessous des oiseaux sans avoir à sacrifier la belle couleur bleue du ciel. Car pour avoir, un jour sans neige, le dessous de l’oiseau ET le ciel exposés correctement, faudra vous lever tôt. Ou alors jouer de la mesure spot  ou de tout autre réglage technique comme la  correction exposition.  Vous pouvez toujours, c’est vrai, mais pris dans le feu de l’action, pas toujours facile de sélectionner le bon réglage, surtout si comme moi vous devez trifouiller (oui, trifouiller !) dans les obscurs menus de l’appareil.

rapace hiver en vol sous exposé

Un rapace en vol sous exposé  faute de neige- © Régis Moscardini

Un vautour cette fois-ci bien exposé grâce à la neige des Pyrénées – © Régis Moscardini

Alors la prochaine fois que la neige et le soleil se sont donnés rendez-vous, vous savez ce que vous devez faire !