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Vous avez toujours rêvé de vous immerger totalement dans la nature et de vivre un trek photo ? Et bien cet article est pour vous. Tout ce que je vais dire ici n’est pas une vérité générale, ce sont juste des indices pour vous aider à mieux préparer votre prochain trek photo … Bonne lecture !

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IMPORTANT – cet article a été rédigé par Antonin Charbouillot, un jeune photographe talentueux de 22 ans et plein d’ambition. Il a décidé d’aller au bout de son rêve photo : faire une expédition photo dans le Grand Nord, seul. C’est donc lui qui s’exprime dans cet article. Découvrez absolument les superbes photos d’Antonin sur son compte Instagram.

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J’ai décidé de partir 25 jours seul en Laponie, en totale autonomie. Je partirai en avril 2016 au départ de Ritsem, au nord de la Suède. Mon expédition se situera dans le massif du Sarek en pleine Laponie. Je voyagerai seul avec mes skis et ma pulka. C’est le traineau que l’on tire derrière soi. Ma tente bien sur. Et tout ce qu’il faut en nourriture.

Immersion totale de 25 jours pour un trek photo dans une nature préservée et sauvage ou l’hostilité ne laisse pas de place à l’homme. Vous pouvez suivre la préparation de mon aventure sur ma page Facebook.

Je partage donc avec vous mon expérience dans la préparation d’une telle aventure. Vous pouvez en apprendre plus en cliquant ici. Et puis pour ceux qui auront envie de s’équiper pour du trek en pays froid, je vous conseille la boutique en ligne www.aventurenordique.com.

Le massif du Sarek est au nord de la Suède

Le massif du Sarek est au nord de la Suède

La connaissance du milieu

La faune

La première chose à faire lorsque l’on part faire un trek photo en tant que photographe animalier dans ces régions reculées, c’est bien entendu d’en connaitre le plus possible sur les animaux présents sur place. Documentation que l’on peut faire grâce à des livres, internet ou à l’expérience d’autres photographes.

Déjà, cela vous permettra de plus facilement trouver les animaux. Ensuite d’éviter de faire des gestes qui pourraient les déranger ou les faire fuir et dernièrement d’éviter une attaque de l’animal.

Je prends l’exemple du bœuf musqué, qui, sous ces aspects de tranquille herbivore pourrait bien vous charger si vous ne respectez pas certaines règles…

Mieux vaut connaitre le loup pour le photographier ! © Antonin Charbouillot

Mieux vaut connaitre le loup pour le photographier ! © Antonin Charbouillot

L’environnement et ses conditions

Il est aussi important de connaitre exactement l’environnement dans lequel vous évoluez. Est-ce que c’est une région à fort vent ? Les températures peuvent descendre jusqu’à combien ? Si c’est une région montagneuse le risque d’avalanche est à prendre en compte aussi.

En traçant en amont votre itinéraire n’hésitez pas à placer des points de replis sur votre parcours en cas de problème (que ce soit un village ou une cabane). Cela permet de partir l’esprit un peu plus tranquille…

© Antonin Charbouillot

© Antonin Charbouillot

Le matériel photo

L’appareil photo

1 mois d’autonomie de batterie c’est long… Vous pouvez donc vous rabattre sur l’achat d’un panneau solaire souple qui vous rechargera toutes vos batteries en seulement quelques heures de soleil.

Pour ceux qui partiraient dans des pays en froid extrême, attention aux batteries !!! Garder toujours celles-ci au chaud le plus proche possible du corps …Sinon elles se déchargeront très très rapidement !

Autre information très importante : laissez toujours votre appareil photo à température ambiante, c’est-à-dire dans le froid. Si vous faites l’erreur de le prendre avec vous, sous votre parka, alors que les températures sont négatives vous risquez bien entendu d’embuer le viseur et l’optique, mais aussi que la condensation se transforme en glace !

Il convient donc de laisser l’appareil photo dans un sac à dos par exemple, ou autour du cou.

Une tente solide

Oui bien sûr le matériel solide coûte cher… mais il en va encore une fois de votre sécurité. Le jour où vous serez dans une tempête de neige, vous serez bien content d’avoir mis 300 euros de plus dans une tente solide.

Dans un milieu où vous êtes seul, votre tente c’est votre maison, votre abri. Si par malheur elle cède, les chances de s’en sortir sont infimes. Pour ma part j’ai choisi une Hilleberg Nallo GT 2.

La NALLO 2 GT Hilleberg ... à 915 € tout de même !

La NALLO 2 GT Hilleberg … à 915 € tout de même !

Le matériel de communication

Si vous désirez avoir encore un lien avec la civilisation, il existe des téléphones satellites (comme l’Irridium 9555). La carte SIM est chargée en amont pour le nombre de minutes durant lesquelles vous désirez communiquer. Il permet également d’envoyer des SMS.

La Balise de géolocalisation

La balise a énormément de fonctions utiles.  Je partirai avec la balise GPS SPOT.

  • La fonction Tracking Live (suivi en temps réel de la progression) apporte un côté interactif et participatif car les personnes peuvent suivre l’avancée de l’aventure via internet.
  • La fonction de contrôle permet d’envoyer des messages OK pour dire que tout va bien, histoire de rassurer les proches
  • La fonction SOS qui permet de prévenir les secours en cas de réel problème.

Le GPS et la carte

Chargé avec la cartographie du coin pour connaitre votre position à tout moment et y inscrire l’itinéraire prévu, il vous sera d’une grande utilité. Accompagné d’une carte vous ne pourrez pas vous perdre !

© Antonin Charbouillot

© Antonin Charbouillot

Le sac de couchage

Comme la tente, les choix ne manquent pas. Je vous propose d’aller faire un tour notamment sur les équipements Valandré. Tout dépendra alors des températures auxquelles vous serez confrontés.

Vous pouvez aussi ajouter un sur-sac de couchage qui peut avoir l’utilité de garder l’humidité à l’extérieur et non de l’accumuler dans les plumes du sac de couchage…

La pulka et les skis

L’énorme avantage de la pulka pendant un trek photo c’est que l’on peut facilement y mettre du matériel pour 3 à 4 semaines d’autonomie pour une personne. Elle est très efficace en terrain peu accidenté. Il existe différents types de pulkas selon les conditions de terrain, le relief de votre destination.

Les skis à utiliser sont des skis de randonnée Nordique. Ils ont plusieurs avantages.  Tout d’abord ils permettent une vitesse de progression souvent plus grande qu’à raquette, et ils procurent un plaisir réel de glisse. Deuxièmement, ils sont conçus pour partir hors des pistes, d’où leur utilité dans un trek photo en pleine nature.

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© Antonin Charbouillot

Se préparer physiquement

Certains ne s’entrainent pas forcément physiquement mais je pense qu’il est primordial d’être prêt à ce niveau-là. C’est avant tout une question de sécurité !

Deuxièmement ce sera beaucoup plus agréable pour vous durant le séjour et vous pourrez profiter pleinement du moment. La totale autonomie inclus d’emporter la nourriture, la tente, le sac de couchage. Pour peu d’avoir un gros sac photo on arrive à plusieurs dizaines de kilos.

N’hésitez donc pas à vous faire un petit planning d’entrainement avant le départ… Que ce soit de la randonnée, de la course à pied, du ski de randonnée, à vous de choisir.

© Antonin Charbouillot

© Antonin Charbouillot

Entrainement ski et pulka

Pour ceux qui partent en ski avec une pulka, vous pouvez commencer par vous entrainer sur neige damée afin de valider d’abord le confort de traction.

Cela vous permettra de faire les modifications nécessaires au niveau du harnais. Au fil des séances d’entrainement, vous pourrez allonger les distances et les dénivelés. Pour enfin charger de plus en plus la pulka. Le but étant qu’une fois sur place, vous soyez totalement prêt et à l’aise avec votre matériel.

Si vous n’êtes pas habitués à passer des nuits dehors, c’est le moment de commencer, pour savoir à quoi vous allez être confronté.

Ensuite il faut régler les petits problèmes : une visite chez le médecin et le dentiste c’est tout bête mais ça peut vous éviter de passer un mauvais voyage à cause d’une rage de dents ou autre. Pensez-y !

Se préparer mentalement

La connaissance de soi

Après tous ces conseils, le dernier c’est bien sûr de se connaître soi-même. De se sentir prêt. Il n’y a que vous qui pouvez le savoir. Si vous avez des appréhensions, c’est normal, c’est aussi ça l’aventure… C’est une grosse part d’inconnu.

Partir seul c'est aussi pouvoir se retrouver avec soi-même. © Antonin Charbouillot

Partir seul c’est aussi pouvoir se retrouver avec soi-même. © Antonin Charbouillot

Ce n’est pas donné à tout le monde d’aimer voyager seul. Vous pouvez très bien partir à plusieurs. Il faut juste savoir que ce seront deux types de voyages totalement différents. Il y a des avantages et des inconvénients avec les deux, tout dépendra de vous et votre personnalité.

© Antonin Charbouillot

© Antonin Charbouillot

Rencontrer des gens ayant déjà fait un trek photo

Vous n’êtes pas les premiers à partir vers ces latitudes éloignées. Bien avant votre naissance, il y avait déjà un tas de personnes qui partaient en expédition seules.

En plus de cela, ils n’avaient pas du matériel aussi avancé que celui d’aujourd’hui. N’hésitez pas à les contacter car rien ne vaut leurs conseils et leurs expériences. Idem si vous connaissez des personnes qui ont effectué le même voyage que vous.

J’espère que cet article vous aura aidé ou donné quelques idées… Bonne route !

Note de Régis : pour compléter les conseils d’Antonin, je vous invite à lire deux articles : l’interview de l’excellent Philippe Bolle et celle du non moins excellent Michel d’Oultremont (qui, au passage, fait partie des personnes d’expérience à contacter pour des trek photo en autonomie)

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