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[Parenthèse Nature 4/4] Observer les animaux : mode d’emploi

// Cet article est une introduction à ma nouvelle formation complète [Parenthèse Nature] qui arrive dans dès demain pour apprendre à vous sentir mieux et plus zen grâce à l’observation des animaux . //

Comme pour les trois premiers cours, ce serait génial si vous pouviez commenter tout autant à partir du petit exercice proposé. 🙂

Voici un petit récap’ des articles écrits sur le thème du mieux être grâce aux animaux sauvages :

Vous n’êtes pas chez vous

Rien de tel que de tomber nez à nez avec un animal sauvage lors d’une sortie nature.

C’est toujours un événement extraordinaire et il y a des chances qu’il vous reste en mémoire très longtemps ! Le seul souci en tant qu’observateur, c’est que dans leur habitat naturel, les animaux sauvages sont chez eux.

Comprenez par là que dès que vous êtes en pleine nature, vous entrez obligatoirement sur leur territoire. Que ce soit celui d’un écureuil, d’un renard, d’un rouge-gorge ou d’un hérisson. Vous devez donc vraiment prendre toutes les précautions pour ne pas perturber leur routine.

Déjà parce que si vous arrivez en mode « je suis chez moi« , vous ne verrez rien. Et ensuite parce que vous allez déranger pas mal d’animaux, qui le sont bien assez comme ça.

Très honnêtement, un dérangement dû une fois de temps à autre à un randonneur pas très discret, ça n’est pas bien grave. Mais si tous les jours de l’année ce dérangement se reproduit, alors ça risque de mettre en péril la vie d’un animal.

Voici donc quelques conseils pour une observation réussie et responsable des animaux sauvages !

Avec les conseils qui suivent, vous avez toutes les chances de voir un joli lapin de garenne.

Observer les animaux : ce qu’il faut faire

Comme je l’ai dit au début de cet article, se promener en pleine nature en tant qu’être humain ne vous donne aucun passe droit. 

Comment vous vous comporteriez en entrant pour la première fois dans la maison d’une personne que vous connaissez à peine ? J’imagine un peu gêné et surtout très respectueux de ce nouvel endroit. Normal. Figurez-vous que c’est exactement ce comportement que vous devez avoir quand vous êtes en pleine nature.

Autrement dit ayez l’attitude d’un amoureux de la nature et respectez l’environnement et surtout tous ses habitants.

Voici donc quelques conseils pour augmenter vos chances de rencontrer un animal sauvage.

#1 – Restez autant que possible sur les sentiers.

Qu’ils soient fait naturellement pas le passage répété de promeneurs ou par le passage de grosses machines. Figurez-vous que les animaux ne sont pas bêtes du tout (scoop !). Ils savent parfaitement que ces chemins sont destinés aux hommes. Ils mènent donc leur petite vie à l’écart de ceux-ci.

Tant que vous restez dessus, tout va bien, vous faites ce qui est prévu. Si vous vous en écartez, branle bas de combat chez les animaux. Votre attitude n’est pas celle attendue. Ça ne va plus du tout.

Bien sur, vous pouvez vous écarter d’un ou deux mètres du chemin. Mais pas plus, sinon vous allez piétiner la végétation alentour.

Je sais. Vous vous dites certainement que vous n’aurez aucune chance de voir des animaux si vous n’allez pas en plein coeur de la forêt ou en plein milieu des champs !

Détrompez vous. Déjà, si vous entrez sur le territoire des animaux, vous les ferez fuir. Vous ne les verrez jamais. Vous n’entendrez que la course de leur fuite.

Alors que si vous restez sur le sentier, les animaux voient que votre comportement est celui attendu. Ils ne sont pas stressés et avez toutes les chances de les voir !

Les passereaux s’enfuient à notre passage mais reviennent dès qu’on s’arrête

#2 – Faites des pauses fréquentes

Vous n’êtes pas pressé. Vraiment pas. Vous avez le temps. Faites alors ce que très très peu de promeneurs font : marquez des pauses fréquentes et régulières. 

Pourquoi ?

Quand on marche, on est concentré. Essayez de mettre un pied devant l’autre (le principe de la marche en fait 🙂 ) tout en observant tout autour de vous. Dans les arbres, dans le ciel, dans les haies à coté … vous avez de grandes chances de vous tordre une cheville.

Quand on marche, on respire un  peu plus fort et notre coeur bat un plus vite. Pour peu que ça monte, et c’est tout de suite la grosse machine qui se met en route. Tout ça cumulé rend franchement difficile de porter votre attention sur la nature autour de vous.

Ce qu’il faut faire ? 

Je le redis : faites des pauses. Par exemple de 5 minutes tous les 5 minutes. Ou tous les 100 mètres. C’est sur, vous n’avancerez pas beaucoup. Mais je vous rappelle que vous faites une sortie pour observer la nature. Pas pour battre un record.

Si vous faites ces pauses fréquentes, voici ce qu’il va se passer :

  • votre rythme cardiaque et votre respiration vont baisser. Moins de bruit dans vos oreilles donc plus de possibilité d’entendre les sons de la nature … et de donc de repérer un oiseau ou un lézard qui farfouille dans les feuilles
  • les petits oiseaux, que vous faisiez fuir en avançant (c’est normal,  pas de souci avec ça), vont petit à petit revenir et reprendre leur petite vie pas trop loin de vous
  • vous allez regarder au loin, en hauteur. Ce que vous ne faites pas naturellement en marchant (et oui, quand on avance à pied, on a tendance à regarder ses chaussures !). Du coup, vous augmentez vos chances de voir des animaux sauvages.

Un dernier petit conseil pour ces pauses : mettez-vous contre un arbre ou le long d’une haie si possible. Vous serez un peu moins visible.

Faire ce genre de rencontre est un souvenir à vie … et un moment hors du temps

Un exercice à faire (gentil hein !)

Pour le dernier exercice de cette série de 4 cours, je vous propose de me donner 1 truc que vous connaissez, que vous avez découvert, qui vous aide à faire de belles observations animalières. Comme ça tout le monde pourra en profiter ! 🙂

Avant de vous laisser, juste un petit mot.

J’ai pris beaucoup de plaisir à écrire cette série de 4 articles. J’espère avoir atteint mes 2 objectifs :

  1. vous faire prendre conscience qu’observer les animaux sauvages dans la nature apporte des effets vraiment bénéfiques sur votre bien-être
  2. vous donner quelques bons conseils pour faire de belles rencontres comme moi je peux en faire !

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Mauri7
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Mauri7

Bonjour à tous ! Perso, quand je ne sais pas me promener à pied (mauvaise santé), je fais de la billebaude avec ma petite 4×4 sur les chemins de campagnes.à 5km/h max, avec des arrêts plus que fréquents, voire de l’affût ;o) Il y a des endroits où les animaux se sont habitués à ma voiture ! Je me cache derrière les haies, à bon vent, camouflée…En fait, les mêmes contextes qu’à pied ! Il m’est même arrivé de somnoler un moment et de me m’é(mer)veiller avec des sangliers devant le capot ! C’est dans ces bonnes conditions que j’ai fais mes plus belles rencontres, et mes plus belles photos !!!! DAME NATURE m’apaise, elle m’offre calme et sérénité, elle me soigne… Un deux mots, protégeons-là !!! Belles billebaudes à tous les amoureux de nature, et émerveillez-vous à chaque instant ;o) Mauri7

Jean Paul
Invité
Jean Paul

Bonsoir Régis,

Merci pour ce dernier article tout aussi réussi que les autres. Moi je pratique plus la billebaude que l’affût, et je fait de la rando en montagne (moyenne) et plaine ( forêts, étangs..), et quand je marche je fait souvent des poses pour voir et écouter même quand je n’ai pas l’appareil photo, j’essaye de me tenir un peu à couvert et je accroupis assez souvent j’ai remarqué que quand je m’abaissais, surtout en lisière de bois on pouvait voir des animaux de petites tailles que l’on n’aurait pas vu de notre hauteur ( comme des renards).
je me souviens d’une fin de journée en février à la montagne le temps n’ai pas très beau il y avais encore beaucoup de neige j’étais sur un chemin forestier quand juste dans une courbe j’aperçois un chevreuil qui traversait tranquillement le chemin de gauche à droite, je marchais en bordure du bois coté gauche un peu caché je pense de sa vue, je me suis arrêté accroupi et je l’ai observé du coin de l’œil ( pour ne pas croiser sont regard en face, il aurait eu peur ), il s’est arrêté en lisière droite à regardé des 2 cotés( c(est là que j’ai pu faire ma mise au point et faire 2 shoots ( 1 la tête tournée et l’autre la tête vers la lisière légèrement tournée en ma direction ) sans plus il est rentré dans le bois, je me suis dit c’est fini, mais je suis resté un peu accroupi et je ne sais pourquoi il est revenu sur le chemin m’a regardé et tranquillement il est rentré d’où il était venu en me jetant un dernier coup d’œil, et j’ai fait un 3éme shoot. J’ai attendu on sait jamais mais non, et j’ai repris mon chemin et me suis arrêté là où je l’avais vu je me suis de nouveau accroupi et je l’ai aperçu plus haut dans le bois il mangeait tranquillement des jeunes pousses. Pendant ces moments magnifiques tous les soucis…ont été occultés et cela m’a redonné de l’élan..

Bonne journée, bonnes photos, et encore merci j’en redemande bravo.
Jean Paul

Muriel
Invité
Muriel

Admirable. C’est ainsi que j’aime entendre parler de la nature. Respect!

Denis
Invité
Denis

Bonjour, J’utilise un télézoom pour l’animalier. Une ruse, pour avoir le sujet dans le champ, quand on évalue mal la « visée »: dé zoomer pour avoir plus facilement le sujet dans le champ, puis zoomer tout en gardant le sujet visé (refaire le focus après avoir zoomé) .
Avec l’habitude, on « vise » avec une focale déjà plus forte que la plus faible ci-dessus.
Exemple sur un 200-500mm: au début, on peut repérer à 200mm, puis zoomer vers 500. Avec l’habitude: repérer à 300, puis shooter à 500.
Bonne journée
Denis L.

loïc
Invité
loïc

Bonjour Régis, eh bien j’attendais ce samedi pour savoir si une sortie photo pourrait me changer les idées, me faire oublier quelques heures le chagrin de l’euthanasie de ma chatte adorée (Plume, 14 ans). Ma sortie dans le marais m’a vidé la tête, j’ai rencontré entre autres une famille d’avocettes, une famille de cygnes, et même une couleuvre sur le sentier. Comme quoi ton sujet de la semaine était avéré : l’observation nature fait du bien, j’ai pensé à autre chose, dans le calme et les chants d’oiseaux… Tout à fait d’accord avec le principe des pauses : on écoute, on se repose, on se fait oublier. Indispensable.
Bon week end !

Anthony
Invité
Anthony

Je ne suis pas un adepte de la photo sauvage, mais un grand randonneur. Je vais mettre en pratique ces conseils. Merci, grand merci 😉

Michel
Invité
Michel

Lorsque je pars faire des photos animalière selon la pratique de la billebaude, j’emporte un siège-trépied pliant, et je m’arrête souvent, me posant sur mon siège. Et j’attends. Et petit à petit la vie se manifeste autour de moi, des insectes aux oiseaux, voire aux mammifères. Ma silhouette plus tassée et mon immobilité rassurent les animaux, et ils ne sont pas stressés.

Alain
Invité
Alain

Je me promène très souvent entièrement nu, mis à part les lunettes. Évidemment je marche alors très lentement afin d’éviter de marcher sur une épine ou de me griffer à une ronce. Résultat: les animaux se laissent approcher à quelques mètres. J’ai ainsi pu observer une belette à trois mètres, un chevreuil à moins de dix mètres ou une portée de renardeaux jouant à quatre mètres.

Patrick
Invité
Patrick

Bonjour,
je me munis d’une bonne paire de jumelles pour rester suffisamment éloigné et je me pose à un endroit repéré lors de promenades antérieures et favorable à l’observation. Ne pas bouger, rester le plus possible fondu dans la nature, avec si possible des vêtements de couleur sombre; éviter les couleurs vives. et surtout éviter de se mettre sous le vent.
Bonnes observations